| Le Voyage des Rorquals
Un
groupe de sept Rorquals à bosse a parcouru une distance de 5 100 milles (1 mille = 1 852 mètres) lors
d'une migration saisonnière reliant les eaux antarctiques aux eaux pacifiques
d'Amérique centrale. Une chercheuse basée dans l'état de Washington a suivi les
Cétacés en les identifiant par des marques distinctives. Les individus ont battu
le record de 4 970 miles parcourus par un autre Rorqual à bosse de l'hémisphère Sud.
Des Rorquals à bosse de
l'hémisphère Sud à la recherche d'eaux tièdes favorables aux mises bas
s'aventureraient maintenant sur les terrains de reproduction de leurs cousins
septentrionaux. Conséquence d'un changement de température des eaux de surface,
cette observation induit l'apparition d'un brassage génétique nouveau chez les
populations concernées et pourrait modifier la structure des chants. Pamela. 1-04-07
Question de Séduction
La séduction chez les Grands dauphins ne passe pas par quatre chemins et les femelles sont souvent contraintes à l'accouplement par des alliances de mâles entêtés. Le choix du partenaire est donc limité pour ces dames. Les mâles s'allient entre frères ou « copains » pour parvenir à leurs fins et repousser les bandes ennemies. Pourtant...
Une population de Tursiops a été étudiée dans le Fjordland, en Nouvelle-Zélande. Les mâles y forment certes des groupes de célibataires mais ils ne forcent nullement les femelles à l'accouplement. La complexité de leurs relations a été étudiée par David Lusseau. Les coalitions trouvent généralement leur intérêt lors de batailles mais une compétition prend le relais lorsqu'il s'agit de séduction. A ce moment un seul mâle aura le privilège d'aborder les femelles réceptives et celles accompagnées de bébés. L'idée est donc de rester le plus possible avec les dames pour devenir le favori. Comme qui dirait, « Loin des yeux, loin du cœur ». Pamela. 1-06-07
Transients, Offshores & Residents
Observations de terrain et analyses de tissus ont permis aux chercheurs d'en arriver à la conclusion suivante : les Orques transients (nomades) du nord-est Pacifique sont des prédatrices redoutables. Elles noient les Baleines grises et dévorent les jeunes, attrapent des Petits rorquals et des Mégaptères; elles poursuivent les Marsouins de Dall, les phoques et même des Lions de mer de Steller. Très opportunistes, elles se contentent visiblement de tout ce qui a des nageoires et ressemble à un Mammifère. Elles ne sont pas très nombreuses et négligent le poisson. « Nous savons qu'elles se nourrissent de Baleines grises au printemps au large des îles Aléoutiennes » explique le biologiste Craig Matkin, « mais nous ne savons rien de leurs habitudes estivales ». Ces transients seraient-elles responsables du déclin des effectifs de Lions de mer de Steller et de loutres sur la zone ? Un rapport fait état d'au moins 59 lions dévorés entre 2002 et 2005. Une vieille femelle baptisée Matushka a été observée attaquant des Pinnipèdes avec sa fille et son petit-fils. Les deux adultes parviennent à saisir les chiots sur les rochers et les amènent à l'adolescent situé au large, l'entraînant ainsi à chasser. Après 10 minutes de jeux la proie est dévorée.
Environ 900 Orques residents (résidentes) ont été comptées aux Aléoutiennes. Elles se nourrissent uniquement de poissons, principalement des saumons. 54 Orques offshore (pélagiques) ont enfin été observées, certaines identifiées en Californie et dans les eaux du golfe d'Alaska. « Nous ne savons pas si ces Orques mangent des Mammifères marins mais il semblerait qu'elles se nourrissent plutôt de requins ».
Les transients sont les plus rares de toutes. Selon l'écologiste Jim Estes elles mettraient en danger les populations de Pinnipèdes et de Mustélidés locales. La destruction des grands Cétacés par la flotte baleinière japonaise aurait en effet poussé ces individus à modifier leur alimentation.
Matkin n'est pas d'accord, ses recherches de terrain ne supportent pas l'hypothèse. Les transients ne semblent pas faire des Loutres et lions de mer leurs proies principales. 165 d'entre elles ont été comptées et sur 31 scènes de chasse 19 concernaient des Baleines grises, trois des Marsouins de Dall, une des Mégaptères, deux des Petits rorquals, quatre des Otaries à fourrure et une seulement des Lions de mer de Steller. Pamela. 1-06-07
Halo sur le Rorqual Bleu
Suite à leurs recherches
sur les vocalises des Rorquals bleu, Erin Oleson et John Hildebrand du Scripps
Institution of Oceanography (San Diego) ont découvert que neuf populations
se partagent les eaux du globe. 35 animaux ont été suivis entre 2001 et 2005,
tous au large des côtes californiennes. Un tiers a été enregistré pendant une
séance de « chant ». La plupart étaient des mâles, capables d'émettre
pendant quelques minutes ou plusieurs heures pour attirer des femelles
voisines. Chaque chant est caractérisé par deux « notes » qui
s'alternent sur une durée de 15 à 20 secondes. Deux femelles et un mâle ont été
enregistrés alors qu'ils communiquaient à l'aide d'un appel court (au plus 5
secondes) et isolé, connu pour être utilisé comme « appel de localisation ».
En comparant les chants californiens a ceux utilisés par d'autres populations à
travers le monde, on peut distinguer les différents groupes.
Le chant des baleines côtières est plus complexe que celui des animaux
pélagiques. Les premières sont peut-être plus proches les unes des
autres,
aussi le son n'a pas à voyager sur de très longues distances. 2 000
rorquals environ fréquentent les eaux du large de la Californie pendant
cette période de l'année. Les hivers se passent au large de l'Amérique
centrale, les printemps au nord dans des mers plus froides. Chacune des
neuf populations comprend environ 1 000 individus. Avant le début
de la chasse commerciale, dans les années 1800, 300 000 Rorquals bleu
évoluaient dans les océans. Pamela. 1-04-07
La Crème du Sonar
Une étude récente menée
par Peter Dobbins du SEA Group Ltd de Bristol (Angleterre) montre
comment les dauphins pourraient utiliser leur sonar en eaux peu profondes.
L'écholocation sert notamment à repérer les proies et consiste en des ondes
émises à haute et à très haute fréquence. Le retour en écho permet au Cétacé
d'avoir une vision acoustique claire de son environnement et dépasse de loin la
précision des sonars artificiels humains. Dobbins part de l'hypothèse selon
laquelle les dents des dauphins participent à la réception des ondes. Selon sa
théorie, elles vibrent comme autant de récepteurs et leur régularité ainsi que
la distance remarquablement précise entre chacune d'elle permet une précision
incomparable. Les vibrations pourraient être transmises directement au cerveau
via un réseau nerveux spécialisé ou bien à la mandibule constituée en partie de
graisse (parfois appelée « gras acoustique »). Ce gras aiderait les
ondes à rejoindre l'oreille interne. Admettant que les ondes arrivent au bout
du rostre plutôt que par-dessous, dessus ou sur les côtés, la précision du
système d'écholocation naturel est bien plus performante dans des eaux côtières
qu'un sonar de l'armée qui reçoit largement. Dobbins a étudié la disposition de
plusieurs types de mâchoires, sachant que le spectre de fréquences utilisé va
de 50 à plus de 150 kHz. Les dauphins d'eau douce évoluent dans un habitat
turbide où la vue n'est plus d'aucune utilité. Leurs dents sont plus larges et
l'espacement moins précis que chez les dauphins marins. La distance entre elles
se réduit vers l'avant ce qui, selon Dobbins, pourrait aider à mieux gérer le
changement régulier des fréquences utilisées.
Un biologiste marin de l'Hawaii Institute of Marine Biology, Whitlow Au,
contredit cette idée. Certains dauphins captifs pratiquement édentés
parviennent à écholocaliser des proies, même dans l'eau peu profonde d'un
bassin. De plus, les propriétés d'une dent sont si différentes de celles de
l'eau que « le son aurait du mal à continuer son chemin sans être
dévié ». Pour Dobbins, ces études sont avant tout destinées à aider
l'armée; un travail plus précis est nécessaire pour comprendre le fonctionnement
du sixième sens des dauphins. Pamela. 1-04-07
Archives
Fanatisme
Bien Digérer
Sens...ationnel
Dauphin Blessé
Vivre Longtemps
Que Boire en Mer ?
Le Grand Cachalot
Voleurs des Abysses
Bonne Nuit les Petits
La Thermorégulation
Les Cétacés Parlent !
Le Chant de la Bleue
Le Lissodelphis Austral
Le Langage du Corps
Les Secrets de la Nage
Les Chasses de l'Orque
Le Marsouin à Lunettes
Nomades du Pacifique
Transients en Vadrouille
Le Voyage des Bélugas
Le Dauphin de Haviside
Le Krill, Festin des Baleines
Le Dauphin de l'Amazone
Megaptera novaeangliae
La Procession des Baleines
Le Dauphin de l'Irrawaddy
Les Origines d'Orcinus orca
Le Dauphin de Commerson
Des Dauphins et des Hommes
Le Plus Petit Cétacé du Monde
Les Rorquals du Pacifique Nord
Fungie, Ambassadeur de Dingle
La Zone Clé des Baleines Franches
La Reproduction chez les Cétacés
Une Popularité qui Fait des Dégâts
Des Membres pour Vivre dans l'Eau
Une Peau aux Propriétés Etonnantes
Que Mangent les Cétacés à Dents ?
Les Dents, Variations & Fonctionnalités
La Solidarité n'est pas le propre de l'Homme
Comment les Cétacés à Fanons se Nourrissent-ils ?

|